Mairie de Macot La Plagne

 

La vallée de la Basse Tarentaise, d'après les découvertes archéologiques, pourrait laisser penser que celle-ci aurait été habitée 4000 ans avant J.C.

Il existe 2 pierres à cupules (trous creusés dans la pierre) datant du néolithique, une se trouvant dans le Grand Bois près du sentier et l'autre sous Pantier vers les Villards de Sangot.
C'est vers -500 que la peuplade celte des Allobroges s'installe dans les Alpes du Nord, descendants des Ligures, essentiellement paysans en zone montagneuse, à proximité des côtes méditerranéenes ou dans les Alpes, ils étaient surtout connus, depuis le VIème siècle, comme pirates et, quel que soit leur habitat, jouissaient d'une bonne réputation comme mercenaires.

Les Allobroges étaient composés des Ceutrons (Tarentaise, Mont Blanc), des Médulles (Vallée de la Maurienne), des Salasses (Val d'Aoste) et des Nantuates (rives du Lac Léman).
Le nom celte, keltoi, apparaît chez les auteurs grecs du Ve siècle puis devient Galli en latin et enfin Gaulois. La langue celte est d'origine indo-européenne et se rapproche de la langue de Ur, proche de l'ancêtre du latin.

En 218 avant J.C., l'histoire dit que Sainte-Foy Tarentaise aurait vu passer de loin les éléphants d'Hannibal et les Carthaginois qui allaient en traversant les Alpes, attaquer les Romains chez eux.

Les Ceutrons occupaient la Tarentaise (versant occidental du Petit-Saint-Bernard) sur la route d'Italie à Lyon et alliés de Salasses, ils contrôlaient les passages des Alpes du Nord. César lorqu'il conduisait ses légions pour contrer les Helvètes mentionne qu'en autre les Ceutrons occupèrent les hauteurs et tachèrent de s'opposer à son passage, ce n'est après plusieurs combats qu'il parvint à les repousser.

Les Ceutrons et les Salasses ne furent soumis à Rome que sous Auguste et c'est Tarentius Varo qui le fit au prix d'un grand carnage (18 avant JC).

D'après Pline l'Ancien les Ceutrons produisaient un fromage réputé le vatusicus.
La période gallo-romaine a laissé en Tarentaise des vestiges liés à la capitale des Alpes Graies, Axima (Aime), siège d'un procurateur sur la voie romaine Milan-Vienne.
En l'an 74 La Pierre de la Forclaz (Haute vallée de l'Arve) fixe la frontière entre la Province viennoise et les Ceutrons. L'an 430 voit la fondation de l'évêchè de Tarentaise et vers 443 Les Burgondes venus de Germanie s'installent dans la vallée du Rhône et dans les Alpes.


Quelques dates :
843 Le traité de Verdun partage l'Empire de Charlemagne. La Savoie est incluse dans la Lotharingie.
980 Saint Bernard restaure les hospices du Grand et Petit-Saint-Bernard.
996 L'évêque de Moûtiers reçoit le pouvoir comtal.
1232 Achat par le comte de Savoie de la ville de Chambéry qui devient la capitale de l'Etat Savoyard jusqu'au 16e siècle.
1416 A Chambéry, l'Empereur Sigismond érige la Savoie en duché.
1430 Promulgation des Statuts de Savoie.
1536 Le roi de France François ler occupe la Savoie.
1539 L'Edit Royal de Villers-Cotterets qui prescrit l'emploi du français dans les actes administratifs et judiciaires est appliqué en Savoie
1559 Création du Sénat de Savoie à Chambéry.
1600 Henri IV entre en Savoie
1691 Les troupes de Louis XIV occupent la Savoie.
1713 Au traité d'Utrecht, le duc de Savoie Victor-Amédée II est promu roi de Sicile.
1718 Au traité de Londres, le roi devient roi de Sardaigne.
1742 à 1749 Occupation de la Savoie par les Espagnols.
1786 Première ascension du Mont-Blanc par le docteur Paccard et Jacques Balmat.
1792 Les troupes françaises de Montesquiou entrent en Savoie. La Savoie forme le département du Mont-Blanc
1814 Restauration sarde. La Savoie retrouve ses anciens- maîtres.
1815 Le deuxième traité de Paris réunifie la Savoie attribuée au roi de Sardaigne
1858 Entrevue de Plombières entre Napoléon III et Cavour. (21 juillet) L'annexion de la Savoie à la France est décidée.
1860 (24 mars) Traité de Turin cédant la Savoie à la France (21 -22 avril) Plébiciste d'annexion.

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La commune
La commune de Macot la Plagne se situe au coeur de la Tarentaise sur le versant de l'ubac et s'étage de 600 à 2700 mètres d'altitude comprenant des champs de pommiers, poiriers, noyers, des prés, des forêts et pour finir la roche.

La commune compte 1591 habitants permanents et accueille grâce aux stations de ski quelque 30.000 personnes l'hiver.
De nombreux hameaux et lieux-dits sont dissiminés sur son territoire : Sangot, Bonnegarde, Prariond, les Villards, Planchamp, Sauf la Foi … pour n'en citer que quelques uns.

Sur les 10 stations que compte La Plagne, 6 font partie de Macot la Plagne :
Plagne 1800 - Plagne Centre - Plagne Villages - Bellecôte - Belle Plagne - Plagne Soleil.
Avant la création de la station de La Plagne, les macôtais vivaient de l'exploitation des Mines, des arbres fruitiers, de l'agriculture et de l'exploitation forestière.


Histoires de l'Histoire
La grande épidémie de peste décima de nombreux foyers et en 1348 il ne restait plus à Sangot que 7 chaumières qui demandèrent leur rattachement à Macot. Depuis lors, Macot et Sangot ne font qu'une seule est même commune.
Novembre 1554 François de Lorraine, Duc de Guyse et Gouverneur de la Savoie publia un écrit donnant la permission aux Macotais de cuire leur pain dans le " four banal " appartenant au seigneur Georges de Mascot. Un "four banal " était le four appartenant au seigneur et les banalités étaient les droits payés par le peuple pour l'utilisation du four.
Le recensement de 1561, comptait 1240 habitants à Macot dont plus de 100 travaillaient à l'extérieur.
1580 Ce four fut vendu pour moitié à la Communauté afin que tous puissent en profiter.
La dernière épidémie de peste de 1630-1640 décima de nouveau la population. Devant l'afflux de cadavres, le cimetière devint trop petit, on enterra donc les victimes dans le pré derrière la Chapelle saint Gras, entre Macot et Sangot.
Durant la Révolution Française la population atteignait à peine 800 âmes. En 1794, le clocher de l'église fut rasé sur ordre du Commissaire du Gouvernement Sieur Albitte et les cloches furent fondues pour en faire des canons. La Commune fut rebaptisée " Riant Coteau "
Macot et les hameaux furent victimes de nombreux incendies, 24 au total, qui décimèrent une bonne partie des villages et fondirent les cloches de l'église à plusieurs reprises.

 

 

 

 

 

 

 

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